J’ai commencé par un détour dans l’Histoire, vous ne serez
pas tant que ça surpris. Je suis allée voir un autre bout de la ligne Maginot,
l’entrée du fort Schœnenbourg, celle-là. La patente a été construite entre 1931
et 1935, mais n’a réellement servi que pendant l’offensive sur la France, en
mai et juin 1940. Après, ben… les Alsaciens qui faisaient partie des soldats
sur place ont été incorporés de force à l’armée allemande (parce que l’Alsace
avait été annexée au Reich dès l’armistice, et les Français non Alsaciens ont
été faits prisonniers. Pas joyeux, ni d’un côté ni de l’autre.
L’étendue des couloirs et des salles ressemble à ce que j’avais
vu au Hackenberg mardi. Sauf qu’ici, il n’y a pas de petit train pour nous
charrier, même si on voit bien qu’il y a déjà eu un train pour charrier le
matériel militaire et la bouffe.
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Je suis toujours impressionnée de voir l’ampleur de ce qui a
été construit et le peu que ça a donné. Ça me fait un peu penser au
Diefenbunker, en banlieue d’Ottawa: le gouvernement a construit cet abri souterrain
au cas où on aurait eu une guerre nucléaire. Évidemment (heureusement!), ça n’a
pas servi et aujourd’hui, la ville de Carp organise des visites absolument fascinantes.
Alors, c’est la même chose ici, c’est juste que c’était quelques années
auparavant. Tout ça, ici comme là-bas, tient grâce à des bénévoles… (j’ai
toujours dit que le monde ne tournerait plus si on n’avait pas de bénévoles à l’hôpital,
dans les associations scoutes, dans le sport pour les gamins, dans des
activités parascolaires, les musées… mais bon, je m’égare). Il faut vraiment
faire en sorte de garder la mémoire de ces lieux.
Des salles pour les soldats, une cuisine (mais pas de salle
à manger – les soldats mangeaient sur des petites tables pliantes dans les couloirs),
des dortoirs, une infirmerie (j’aurais vraiment pas envie de me faire soigner
là…). Plus de 600 hommes ont été dans cette section de la ligne Maginot au
moment de la guerre, avec des commandants qui savaient, eux, ce qui se
passaient à l’extérieur.
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Merci de nous rappeler l'utilité d'une poubelle!
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M'est d'avis qu'il n'y avait pas grand-monde à la messe!
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Les cuisines
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Un avis utile pour la toilette (ça ne date pas d'hier qu'on jase de bol de toilette...)
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J'imagine que mes étudiants en génie physique aurait pu se trouver de la job ici!
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C'est comme des grosses clés...
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Les tables, le long du couloir, pour manger
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Les lavabos collectifs pour les ablutions...
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Une chambre à 36 lits pour se reposer...
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Les douches
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La réserve de bouffe
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Les lits de l'infirmerie: les blessés ont la chance d'avoir la tête relevée un peu...
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La salle d'opération de l'infirmerie
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Je capote toujours un peu pour ces hommes restés enfermés
sans voir l’extérieur pendant plusieurs semaines, au péril de leur vie, mais
pour sauver leur pays.
Vous pensiez vraiment que j’allais prendre la route en sens
inverse alors que l’Allemagne n’est qu’à une petite douzaine de kilomètres? J’ai
donc fait un bébé détour pour revenir, en passant par l’Allemagne parce que c’est
à côté. Après Wissenburg (la dernière ville en France), je suis passée par
Landau, Karlsruhe, Kehl… Des noms qui me disent quelque chose parce que c’est
de l’autre côté du Rhin. J’ai aussi vu les affiches pour Baden Baden et Lahr,
là où l’armée canadienne s’était installée après la guerre.
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Tramway à Rastatt
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Drôle d'arbre (ou de verdure)
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J'ai suivi la route des vins allemands pendant un tiboutte
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J’ai fait un stop à l’aéroport de Baden-Karlsruhe. C’était
sur mon chemin, c’était même pas un détour. Mais c’est pas tant sur le chemin
des avions… Parce qu’à 18h, tous les vols de la journée étaient partis et il ne
restait que trois vols à arriver en soirée.
Faque jolie journée, à faire des détours. Mais si peu. Deux-cent-soixante-dix kilomètres, j'appelle pas ça un détour.
Je suis allée faire un tour sur Google pour me démêler avec l'histoire de l'Alsace qui s'est promenée de la France à l'Allemagne et vice-versa. Là ça va, je peux te suivre.
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