dimanche 14 juillet 2024

Tours de train

C’est la fête de la France aujourd’hui. Alors, tout est à peu près fermé (sauf le McDo!) Pis en plus, c’est dimanche. Je ne sais pas si c’est à cause du dimanche ou de la fête, mais y’a pas grand-monde en ville!

Faque ce matin, j’ai décidé de faire un premier tour de tramway. Parce qu’il y a trois lignes de tramway à Caen. Oui, m’sieudame: une rouge, une bleue pis une verte. J’ai longtemps marché pour rejoindre l’arrêt de tramway qui était un peu loin de chez moi (j’aurais pu marcher moins et aller prendre le tram à la gare, mais j’aurais fait moins d’arrêts…) N’essayez pas de comprendre: marcher plus pour faire un plus long tour de tramway…



Je me suis rendue au bout de la ligne 3, au château Quatrans. Stéphanie et moi, on avait visité le château de Caen, juste à côté, en 2019, je n’allais pas recommencer. Je veux aller «en ville» quand tout à coup, je vois un petit train touristique qui a l’air d’attendre. Ah ben bazwell! Je presse le pas un peu et j’arrive juste à temps pour son départ. Quel bonheur. Ça va me permettre non seulement de voir la ville, mais aussi de confirmer que tout est fermé et que tous les Caennais sont restés chezeux en ce dimanche.

Mais voici quelques images, quand même.

Église St-Pierre

La face d'une femme heureuse qui va faire un titour de train touristique



Des cônes (plats, rouge et blanc) pour indiquer des travaux!

Une partie de l'Abbaye aux dames

Un des canaux de l'Orne

Une vue (de loin!) sur l'Abbaye aux dames

Une des places importantes de Caen, la place St-Jean, complètement reconstruite (en pierres de la région) après la guerre

L'église St-Jean

L'église St-Jean... qu'on compare un peu à la tour de Pise à cause de son air croche...

Une sculpture de plantes

Une ancienne église reconvertie en salle de spectacle

L'Abbaye aux Hommes

Les ruines de l'église Saint-Étienne-le-Vieux

Le palais de justice


Vous voyez ben qu'y'a personne?

Le bureau de la poste, bel édifice art déco


Une des vieilles maisons de bois, en ville

Le désert, en ce dimanche après-midi, je vous dis

Pis après, pourquoi ne pas faire un autre tour de train? Le vrai, çuilà. Faque j’ai repris le tramway (j’ai oublié de payer mon passage après avoir jasé avec le conducteur!) et je suis descendue à la gare. Où allait le prochain train? À Lisieux. Faque go, je m’en vais à Lisieux.

Rendue à Lisieux, rien à faire. La gare est un peu loin du centre-ville à pied, alors je suis restée sur le quai (je vous rappelle que la voix de la SNCF prononce le què – retournez écouter: j’ai enregistré la voix lors de mon petit périple de Rochefort à La Rochelle, en mai) à attendre un autre train qui va me ramener à Caen. J’ai regardé la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux d’en arrière.




Y'avait un type qui charriait un immense toutou dans le train.

Pis chus ervenue. C’te coup-là, j’ai marché de la gare à chenous. Faque aujourd’hui: tramway, train touristique et train. J’aime ça.

Pis ça doit être pour mes tours de train qu'il y a eu ça en soirée... à moins que ça sèye pour la fête?

 





samedi 13 juillet 2024

Je suis concept.

Je suis en Normandie. Et on souligne cet été les 80 ans du Débarquement. Faque après ma visite au Centre Juno Beach avec David hier, j’ai continué mes pérégrination sur le sujet…

Je suis montée à Ouistreham pour voir le musée du Mur de l’Atlantique. Un espèce de bunker en hauteur d’où les Allemands pouvaient voir pas mal loin. Dans ledit bunker, tous les cossins avec lesquels ils travaillaient. Ça prenait une grande abnégation pour s’enfermer dans pareille tour en ciment… ou une sacrée croyance en son führer (mais avaient-ils le choix?)


Une barge qui a débarqué des soldats



En quittant Ouistreham, j’ai longé la côte, à la fois pour penser aux dizaines de milliers de jeunes qui y ont laissé leur peau… et aussi, observation plus terre à terre, pour me trouver de quoi à manger avant qu’il ne soit trop tard. J’aime bien le McDo, mais pas deux diners de suite. En sortant du village, j’ai vu une petite cantine. Finalement, j’aurais dû me rabattre sur le McDo.
Les gens à côté de moi fumaient comme des cheminées, le kebab commandé était infect et le vieux à côté, en plus de fumer, éternuait et crachait dans son assiette pis sa femme arrêtait pas de le traiter de gros dégueulasse.

Deuxième stop concept de la journée: le Mémorial de Caen. J’avais déjà fait toute la section sur la Seconde Guerre mondiale en 2019, avec Stéphanie. Il me restait la Guerre froide à faire (on l’avait fait au pas de course parce que le musée allait fermer). Alors, prise deux.

Au menu: la Guerre froide (faut que je sois logique!) et l’exposition temporaire sur l’histoire des États-Unis de 1919 à 1945 (ils venaient d’où, les boys qui ont débarqué sur les plages?)  Que s’est-il passé aux Zétats pendant ce temps? Les années 20, les années folles, le cinéma qui prend son essor. Les années 30, la Grande Dépression, la pauvreté, le triomphe de Jesse Owens (un Noir!) aux Jeux olympiques de Berlin de 1936, Charlie Chaplin et son dictateur… J’étais contente de revoir l’importance qu’on accorde au Dust bowl, et à l’œuvre magistrale de John Steinbeck, Les Raisins de la colère.


Première version du roman de Steinbeck

J'ai beaucoup aimé cette image: l'affiche qui montre une belle famille souriante avec le "American Way" et les gens pauvres qui attendent en ligne, en avant, pour avoir à manger.

C’est qui, le comique, qui a estimé la visite du Mémorial au complet en trois heures? Visiblement, la visite ne l’intéresse pas… En 2019, on y avait passé 5 heures pour faire les deux guerres et aujourd’hui, j’y ai passé 4 heures. Bon, j’ai aussi visité le magasin à la fin et j’ai acheté trois livres (chut!!!) mais mettons que cette visite ne compte pas trop dans mes heures passées là.

La Guerre froide... Le blocus de Berlin, le soulèvement de Prague, celui de Budapest, celui de Pologne... La guerre de Corée, celle du Vietnam. La course à l'armement. La conquête de la Lune. Non, le XXe siècle n'a pas été de tout repos.

J’ai évidemment tripé sur la partie sur le mur de Berlin. Je suis encore venue tout chose en regardant les premières images de sa chute, le 9 novembre 1989, alors que les premiers Berlinois de l’Est se rendent compte qu’ils peuvent aller de l’autre côté et les Berlinois de l’Ouest qui grimpent sur le mur avec des pioches. Je me souviens d’avoir eu les yeux dans l’eau, dans mon salon, en regardant ces images. J’étais troublée parce que le mur tombait, mais égoïstement triste parce que je n’avais pas visité Berlin et son mur! J’y suis allée quatre ans plus tard: le mur n’existait plus, seuls des pans étaient encore debout, ici et là. Et la ville construisait aussi des musées pour témoigner de son histoire. Avec Anne et Anne-Marie, on avait joué à « devine on est où », en se promenant en voiture au hasard des rues et il fallait deviner si on était à l’ouest ou à l’est. Bébé fa-fa.

Berlin-Ouest et les corridors vers l'Allemagne de l'Ouest lors du blocus

La construction du mur


Un (rare) visa qui donnait le droit d'aller en Allemagne de l'Ouest


Deux pans de mur

Et devant, une Trabant, la voiture du peuple est-allemand
Il y avait un film de près de 30 minutes (juste des images, pas de paroles) sur le XXe siècle, en Europe. Commencée par l’assassinat de François-Ferdinand, en 1914, à Sarajevo, et sur la guerre en ex-Yougoslavie, dans la décennie 1990. J’aurais aimé pouvoir acheter ce film : c’était vraiment beau et très explicatif, pour peu qu’on connaisse un peu l’histoire de l’Europe du XXe siècle! Sinon, c’est clair que les photos ne disent rien…

Au lieu d’aller manger mes restants à la maison (je vais devoir les manger demain, avant de partir!), je suis allée manger chez Maitre Corbeau. Tout a du fromage. Toutttte, je dis (sauf certains desserts). J’ai pris une bavette avec du reblochon et des lardons. C’était dément. Mais qu’on me rappelle de ne plus commander de la bavette. Simmonac que c’est tirasseux.

Demain, fête au village!

D'heure en heure

Parce que c’est un genre de tradition, v’la le déroulement de cette longue journée de voyagement… 5h40, heure de Strasbourg Je me lève...