jeudi 18 juillet 2024

J'ai ressorti mon allemand

Oh misère que c’était loin, ce peu de langue que j’ai jadis un tantinet maitrisé.

C’est que j’ai eu une envie de Suisse et de train. Faque je suis venue sévir à Bâle. Malheureusement, c’est juste à 24 minutes de train de Mulhouse. C’est clair que j’ai pas fait assez de train pour me contenter. Où est-ce que je pourrais ben aller virer pour faire 3h de train?

 

J’avais fait un bébé saut à Bale le printemps dernier, sur ma route entre Lille et l’Italie. J’étais arrêtée souper et coucher chez Jacques, mon ami du primaire, qui y habite avec son chum depuis une bonne quinzaine d’années. J’aurais bien voulu le revoir, mais il ne traine pas en ville quand il fait chaud de même!

C’est fou comme la Chuisse ne ressemble pas à la France, même si c’est collé. En sortant de la gare, devant moi, ce n’était pas la France. Bon, les indications sont écrites en allemand, mais c’est pas yinque ça. L’architecture, la quantité de tramways en face de la gare (de quoi rendre l’ancien maire Labeaume complètement cinglé), la largeur des rues, la propreté, l’ambiance… quelque chose de tout chuisse. 


Vue sur la gare, au fond, entre deux quais de tramway

Comme c’était encore une heure de marde pour diner (il était 13h45), j’ai pas pris de chance: j’ai mangé un currywurst dans un des boui-boui de la gare. Aucune envie de McDo ou de Subway, mettons. La saucisse au porc était très bonne, mais la sauce dans laquelle elle était noyée était trop épicée à mon gout… Mais c’était on ne peut plus local.

 

Avec mon billet de train, j’avais le droit de prendre les transports publics (pour 4 euros de plus). Faque en face de la gare, là où il y a 5 quais de tram (oui, oui), j’ai regardé lequel je devais prendre pour aller au bout de la partie piétonne de la ville. Disons que ça aide 1) d’avoir déjà voyagé et 2) d’avoir le sens de l’orientation. Tour de tramway, donc, jusqu’à Marktplatz, que j’ai reconnu! Avec Jacques, on avait marché jusque-là, après notre rapide déjeuner dans un café. On avait même fait un petit tour de tramway! Je trouve vraiment ça drôle de réussir à me repérer dans une ville où je n’ai passé qu’un peu plus d’une heure! Me repérer? Ouais, peut-être pas tant, mais me reconnaitre, en tout cas…

 

C’est beau, Bâle. C’est aussi sur le bord du Rhin. Je me répète: je trouve ça le fonne quand une ville réussit à mettre en valeur le fait qu’elle soit située le long d’un cours d’eau, ce que Montréal ne réussit pas vraiment à faire, le port prenant plusieurs kilomètres de rive. Je trouve ça dommage.

 

La cour intérieure de l'hôtel de ville

La cour intérieure de l'hôtel de ville

Ledit hôtel de ville









Après une tite collation (j'étais assise à la terrasse pis en face, y'avait un violoncelliste qui quêtait... et qui jouait Hallelujah de Leonard Cohen - chus juste pu capable!), je me suis installée dans le parc derrière la cathédrale pour lire un peu. J’étais à l’ombre, je voyais passer des bateaux et des nageurs (plutôt des «flotteurs»!). Pis entre deux chapitres, encore, un sourire niais. On est le 18 juillet et je regarde le temps passer à Bâle, en Chuisse. 

la cathédrale de Bâle








 

 Quelques vues animées...


J’ai tout mis sur ma carte de crédit, en ayant aucune idée du taux de change du franc suisse…

 

mercredi 17 juillet 2024

Sorties ordinaires

Moi qui pensais dormir un peu plus tard ce matin… Ben non. À 9h, le «système de son» est parti tout seul, me faisant jouer de la musique de spa. Hier, ça jouait quand je suis arrivée, en plus d’une petite odeur de je-ne-sais-pas-quoi-mais-j’aguis-ça-les-fleurs. J’ai mis le diffuseur à fleurs dans les escaliers (ça sent beaucoup moins), j’avais fermé la musique, mais ça a l’air que je ne l’avais pas «fermé». Je vous entends dire que 9h, c’est tard… mais non. Quand on se couche à 1h, 9h pour se lever, c’est raisonnable. Je vous rappelle, au cas où vous l’auriez oublié, que je suis une fille de soir, moi. Et que je suis en vacances. J'ai le droit de faire ce que j'ai envie de faire.

Faque, après avoir gnaisé un peu, j’ai fini par partir à la recherche d’un Starbucks pour acheter une tasse à Marie-Ève. Ça va être réglé. Mais pas pantoute! Vous dire les détours pour cause de construction qu’il y a à Mulhouse, c’est hallucinant.  Je n’ai jamais réussi à trouver la rue que Gougueulemappe cherchait (j’ai tellement viraillé que je me suis dit «de la marde!»). Faque j’ai plutôt mis le cap sur la banlieue mulhousienne.

Ça goutait la Suède. Ou Boucherville, c’est selon.


J’ai repris la route pour aller encore plus loin en banlieue, là où il y a tout plein de magasins, un peu comme aux Zétats. C’est là que j’ai trouvé l’autre Starbucks (flambant neuf!) de la région et j’ai pu acheter les tasses pour Marie-Ève. Je me suis pris un café... Je suis toujours étonnée de la quantité de fumeurs et du fait qu'on puisse fumer en terrasse. 

Ça vous dit de quoi, cet objet-là?
À côté du Starbucks, un magasin de souliers. Je n'ai pas pu résister. Et à côté du magasin de souliers, un immense Cora, un hypermarché que je ne connaissais pas. Je connais Leclerc, Carrefour ou Auchan, mais Cora? Point pantoute. Alors, j’ai exploré.

Une petite section d'aliments importés... des Zétats. Y'avait du beurre de pinotte, du faux Krafdineur et ça...

Oh mon dieu...

Mon Jack Daniel's au miel que j'ai découvert au début de l'été! À 23 euros (33$), c'est moins cher qu'à la SAQ (40$). Qu'esse-vous voulez que je vous dise?


Une petite pensée pour Clémence, devenue comtesse... 😋

Des allées et des allées de vin. On est en France.

Pas en spécial, le Listel est 7,40$. En spécial, ça fait même pas 5 piasses. Pis à la SAQ, c'est 12$.



Le kiosque de fromages et de viandes. J'aurais tout acheté.

Du yogourt alsacien à toutes sortes de sortes qu'on n'a pas chez nous.

En voulez-vous du jambon? En v'là!

Des bananes...


Mon allée préférée: celle du savon à linge. Je trouve que ça sent la France. Oui, je suis en France, mais ça sent Lille, mes études, mon année passée dans le Nord. Le savon québécois ne sent pas la même affaire.



Y'a pas juste du manger dans un hypermarché!


Ah les belles laveuses!

Des livres, des livres.

Du stock pour l'école ou le bureau. C'est dans ces rangées que je pensais trouver du papier à bulles, mais point pantoute. J'ai demandé à une gentille madame qui «ne savait pas faire» (je ne comprends tellement pas cette expression-là...)



Et plein de caisses. Mais aucune caisse libre-service.

Oh le plaisir que j’y ai eu. J’étais à la recherche de toutes sortes d’affaires, de la bouffe pour deux semaines jusqu’à du papier bulle (que je n’ai pas trouvé). Qu’est-ce que j’aime me promener dans TOUTES les allées pour voir ce que les Français ont à vendre et comment ils le vendent. Je retrouve des affaires aimées (les chips au paprika ou le fromage blanc), des affaires déjà rapportées (comme des sacs 50 Litres pour ma poubelle de cuisine – que j’ai rapporté de Lille, il y a 30 ans – que j’ai longtemps rapporté de mes voyages outre-Atlantique), des affaires que je ne rapporterais jamais (des laveuses à linge ou des aspirateurs…). Tout. Je regarde tout. Je trouve que je fais là des observations anthropologiques très intéressantes.




Évidemment, je suis revenue souper à la maison! J’avais de quoi faire…

D'heure en heure

Parce que c’est un genre de tradition, v’la le déroulement de cette longue journée de voyagement… 5h40, heure de Strasbourg Je me lève...