J’avais envie de voir des affaires – à l’air climatisé! – et le Rhin m’appelait. Pas que j’avais envie de me sacrer dedans, mais pas loin. D’ailleurs, hier, c’était le Basler Rheinschwimmen à Bâle. À 18h, hier, plus de 5000 baigneurs se sont sacrés dans le fleuve. Party! C’est tellement capoté! Les gens mettent leur linge dans un sac étanche (un souvenir de Bâle qu’on se rapporte) et on se jette à l’eau avec son sac. C’est logique. Si on descend 500 mètres de fleuve, ça serait le fun d’avoir son linge quand on ressort de l’eau, sans avoir à remarcher en sens contraire. Sont brillants de même, les Chuisses. Avec le courant qu’il y a là-dedans, même si j’adore être dans l’eau, j’aurais sans doute passé mon tour. Mais peut-être pas.
Aujourd’hui, j’ai plutôt eu envie de voir le Rhin. Alors, de Ottmarsheim à Geispolsheim, j’ai longé le fleuve, en traversant deux fois en Allemagne: à Breisach-am-Rhein (que les Français appellent Vieux-Brisach pour l’opposer à Neuf-Brisach en France) et à Gerstheim. Tout ça sans avoir recours à Gougueulemappe, oui mes amis.
À Breisach-am-Rhein, une vieille église, la Munster St.Stephan (St-Étienne en français), sur le dessus d’une petite colline. Une affaire historique, évidemment. L’église a été construite entre les 12e et 15e siècles. Elle a été sérieusement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, mais la population a réussi à sauver les œuvres d’art qui étaient à l’intérieur. Ouf. La vue d’en haut sur le Rhin est magnifique. Avec l’orage qui s’en venait, c’était encore plus weird.
| Moi, j'aimerais beaucoup habiter cette maison avec cette terrasse et cette vue... |
À Gerstheim, c’est l’affiche d’une écluse qui m’a interpelé. Quoi? Une autre? Je me rends compte qu’il y a tout plein de barrages électriques et un bon paquet d’écluses le long du Rhin. C’est qu’il y a douze écluses le long des 1200 km, et les barrages qui sont à côté font de l’électricité. Fouillez-moi, mais moi, je trouve ça fascinant.
Pis, le long de la N-52, des arbres, un fleuve, des arbres, un fleuve. Des villages. Des industries. Un stationnement d’automobiles prêtes à partir on ne sait où. Un peu d’Allemagne. Un peu de France. Le Rhin à droite (quand je suis en France). Le Rhin à gauche (quand je suis en Allemagne). Le retour à Geispolsheim.| Je me suis tout à coup ennuyée d'Azarius! |
