C’est ça que j’ai fait aujourd’hui. Quelque chose comme huit heures (ou douze, c’est selon) de voyagement entre la frette Normandie et la chaude et humide Alsace.
D’abord, 150 km entre mon hôtel IBIS de Val-de-Reuil et l’aéroport Charles-de-Gaulle où je dois rendre ma voiture de location. J’aurais pu faire ça plus vite en prenant l’autoroute A-13, mais comme c’est une autoroute à «flux libre» (je vous jure, ça ne s’invente pas une expression pareille!), je suis un peu dans la marde pour payer. Le flux libre, c’est qu’on n’arrête pas pour payer avec une carte ou de l’argent à un poste de péage. Il y a des preneux de photos automatiques, on va sur le site dans les 72 heures pis on paye. Si on paye pas, on nous envoie une facture pis on est sur la liste noire…
J’ai essayé, en arrivant à Caen, de payer sur le site pour ma ride entre Paris et la Normandie, mais mes deux fournisseurs de cartes de crédit ne m’autorisent plus à faire des achats en ligne. En fait, ma Visa RBC m’offre, comme contre-vérification, de me texter ou de m’appeler. Mais c’est que je n’ai pas accès à mon numéro canadien pendant que je suis ici (ma e-SIM ne me donne que des données). J’ai déjà communiqué avec RBC pour leur faire part de cette limite très gossante, mais ils ne pouvaient rien faire, le système est faitte de même. Heureusement, j’ai une deuxième carte de crédit qui, jusqu’en mai, m’offrait de m’envoyer un code de vérification soit par texto (ça ne fonctionne toujours pas) soit par courriel, ce qui fonctionnait. Sauf que là, je ne sais pas pourquoi, ce choix n’existe plus et mes paiements en ligne sont systématiquement refusés. C’est crissement gossant. Faque j’ai trouvé un bureau de tabac pas trop loin de Caen où aller payer les 6,50 euros que m’a couté ma ballade sur l’autoroute A-13. Faque c’était clair que ce matin, je n’allais pas trouver un café pour re-payer ma nouvelle ballade d’autoroute du jour, en arrivant à l’aéroport. J’ai donc décidé de prendre la ronne de lait. C’était sans aucun doute beaucoup plus beau même si ça m’a pris 2h au lieu de 1h30.
Pour votre info, j’ai pris contact avec Desjardins pour essayer de régler mon affaire… et ça ne se gère pas, pour l’instant. Et j'attends à la gare TGV de la réoport.
Deuxième déplacement: pas loin de 500 kilomètres entre la réoport de Paris et Strasbourg, en TGV. Départ: 14h59 (je me demande pourquoi pas 15h). Qu’est-ce que j’aime ça, me promener en train, je vous l’ai déjà dit. Surtout à 250 km/h. Mais ce que j’haïs, c’est d’être dos au sens de la marche! Je déteste me faire tirer. J’ai dû endurer ça pendant deux heures. On a fait un premier stop à Marne-la-Vallée-Chessy; jusque-là, j’étais de face.
Notre train s’est séparé en deux: une moitié est partie pour Marseille et ma moitié s’est enlignée sur Strasbourg. Et c’est à partir de ce moment que j’ai été tirée. J'haguis ça, mais je souris pareil.
Deuxième arrêt: Champagne-Ardennes.
Troisième arrêt: Lorraine-TGV
Dernier arrêt: Strasbourg. 17h37.
J’aurais aimé acheter mon billet de TER (le train régional) sur le site de la SNCF pour Geispolsheim en ligne, pendant ma ride de TGV, mais, si vous me suivez bien, je n’ai pas pu… Faque aussitôt débarquée du train en provenance de Paris, je me suis garrochée sur une machine pour avoir un tiquette. Facile. C’est un peu con, au fond. Je ne peux rien acheter en ligne, mais je peux me servir du sans contact sans problème… Je vais survivre, ne vous inquiétez pas. C’est juste salement chiant.
Sur le quai 6 de la gare de Strasbourg, j’ai écrit à Anne et Laurent, mes échangistes strasbourgeois, pour leur dire que j’étais pour être à leur gare à l’heure prévue. On va jaser un peu, puis je vais repartir de là avec leur voiture pour le reste de mon séjour.
Faque petite jase terminée, j’ai pris la Prius hybride et j’ai foutu le camp vers Ottmarsheim, non sans avoir mis la main sur les boites de gaufres Meert que j’avais fait livrer au bureau de Laurent! J’ai aimé ma randonnée de char hybride sur la A-35. C’est un char que j’avais regardé pour acheter, il y a quelques années. Je ne voudrais pas d’un char électrique (je n’ai pas de prise à la maison – je stationne dans la rue – et il n’y en a que deux au cégep. Pis énéwé, le cégep, ça achève…), mais je voudrais bien d’une voiture hybride. Faque l’hybride m’a amené en banlieue de Mulhouse, non sans faire un stop dans un dépanneur de station-service (il me fallait acheter de quoi souper et de quoi déjeuner demain matin avant d’aller dévaliser un Leclerc ou un Carrefour – je sais que Christian va être jaloux!)
Remarquez: on voit la vitesse à laquelle je vais imprimée dans le parebrise. Je trouve ça vraiment weird. La Suisse n'est vraiment pas loin...
Je suis installée au 2e étage d’un garage, dans le fond d’une cour. Ils ont bien aménagé ça, Patrick et Carine. L’art de rentabiliser son garage.
Demain matin, pas de cadran! Je dors.
Bonjour Julie! Toujours aussi intéressant de te lire! J'aurais adoré faire les supermarchés avec toi! D'ailleurs, je constate que tu seras très près de la ville de Huningue (à côté de l'aéroport de Basel-Mulhouse-Freiburg). Si tu passes par là, tu peux stationner ta voiture dans cette petite ville et emprunter à pied la Passerelle des trois pays (tu peux la trouver de cette façon sur Google map). En l'espace de quelques minutes tu pourras passer de la France à l'Allemagne et même à la Suisse si tu le souhaites. J'ai adoré ce "jeu" des frontières à pied! Surtout qu'en Allemagne, juste de l'autre côté de la passerelle, il y a un très gros centre commercial avec un supermarché sur deux étages avec des produits allemands et internationaux assez intéressants! Ça vaut le détour! Nous y avons passé plus de deux heures! Le supermarché s'appelle Marktkauf. Tu vas adoré! Il y a pratiquement juste des Français qui prennent la passerelle pour aller faire l'épicerie et ils retournent en France par la suite. Bonne poursuite de voyage!
RépondreSupprimerTchèque-moi ben aller! ;)
RépondreSupprimer