dimanche 28 juillet 2024

Un dimanche tranquille

Ça en prend, des journées comme ça, dans un voyage. Une journée plus tranquille, à ne pas trop visiter, question de se calmer les chakras un peu. Pis ça tombe bien, c’est un dimanche. Et tout est fermé, en Alsace, je vous le rappelle.

Donc, lever tard… même si je fais ça depuis deux semaines. Pis gnaisage. Je n’ai pas envie de me donner un coup de pied au cul, même si j’ai quand même de l’ouvrage en cette journée du Seigneur. C’est que je quitte mon petit studio demain matin, après y avoir passé presque deux semaines. Faque deux semaines à me laisser trainer… ben, ça fait que faut que je me ramasse. Mais peut-être pas tant que ça: je vais tout foutre dans l’auto et je vais dépaqueter à Geispolsheim mardi soir. Alors, je peux avoir l’air d’une itinérante avec plein de sacs (Stéphanie se rappellera qu’on avait l’air de ça en revenant de notre tour du Danemark avec tous nos sacs d’épiceries…)

Première job: déjeuner-diner. J’ai voulu me faire un œuf à manger dans une petit cocotte. Raté. Le premier n’était pas assez cuit (le blanc était encore laiteux), le deuxième, trop (le jaune était pogné). J’ai jamais vraiment réussi à faire ce genre d’œuf, et pourtant j’aime ça.

J’étais en train de vouloir peut-être commencer à me ramasser quand Stéphanie et moi, on s’est fait une petite jase par Messenger Vidéo. T’sais, quand tu passes une heure à jaser, ça retarde le reste. Mais comme je vous dis, c’était vraiment pas une journée avec un horaire de fou. Une liste, oui. Mais un horaire, pas tant.

J’ai fini quand même par partir pour aller faire une tite brassée. Comme je vais aller chez Anne et Laurent, mes échangistes, à partir de mardi (et qu’ils ne partent que vendredi), je voulais être autonome tant qu’ils sont pour être à la maison. Je sais pas si je suis mal faite, mais c’est de même. Faque là, tout mon linge est propre. J’ai profité du temps passé à attendre ma brassée (dans le stationnement d’une épicerie, je vous le rappelle) pour continuer ma job de cartes postales et pour finir le livre sur la vie de Yves P. Pelletier, assise sur une chaise que je me suis achetée en début de semaine chez Décathlon. Ça m’est arrivé souvent, depuis deux semaines, d’avoir envie de m’installer dans un parc ou sur le bord de l’eau sans avoir de quoi m’assoir. C’est dans ce temps-là que je m’ennuie d’Azarius. C’est tellement facile de voyager avec lui et de s’installer n’importe où, au gré de ce que je trouve beau, pis de sortir une chaise pis m'installer là là. Mais là, j’ai une Toyota Prius, faque je me suis acheté une chaise! Évidemment, je vais la laisser à Anne et Laurent… Je ne vais pas rapporter une chaise à Montréal!

J'ai profité de cette sortie pour mettre de l'essence dans mon char hybride. J'ai quand même pas loin de 300 kilomètres à faire demain, en grande partie sur l'autoroute. M'est d'avis que mon char va pas faire ça sur la batterie.

J’ai fini de paqueter lousse à mon retour. J’ai soupé avec du lousse aussi. Si je peux paqueter toute la bouffe sèche (des restes de pâtes, des chips, du riz, du pain…), je ne peux pas paqueter du stock de fridge parce que demain soir, je couche à l’hôtel en banlieue de Metz, et que je n’ai pas accès à un fridge avant mardi soir, en arrivant chez Anne et Laurent.

J’ai regardé un peu les Jeux olympiques. La course du Français Léon Marchand au 4 fois 100 mètres 4 nages était fabuleuse. C’est du nageur, ça, m'sieudame, être capable de faire 4 fois 100 mètres avec les 4 nages. Nageur complet, s’il en est. Le pingpong, pas pantoute. Aucun intérêt. L’escrime non plus. Le judo non plus. Y’a des sports, comme ça, qui ne m’allument pas pantoute.

Un petit dimanche tranquille, quoi.

2 commentaires:

  1. Tu as raison, une journée tranquille, ça recharge les batteries et ça l'esprit.

    RépondreSupprimer
  2. Il manque.le mot "repose". Je suis trop vite sur le piton.

    RépondreSupprimer

D'heure en heure

Parce que c’est un genre de tradition, v’la le déroulement de cette longue journée de voyagement… 5h40, heure de Strasbourg Je me lève...