jeudi 11 juillet 2024

Le trou d'cul en t'sours du bras...


Je me sens passée dans une essoreuse à salade. Ou un cycle de spin de laveuse. Ou un coup de tordeur. Parce qu’une journée de voyagement, c’est épuisant. Mais de quoi je me plains? Je suis installée à Caen, en Normandie!

Le commandant nous avait averti qu’il y aurait de la turbulence… ben bazwell, y’en a eu, de la turbulence. Plutôt beaucoup tant qu’on n’a pas été rendu à 30 000 pieds.  Pis après, assez souvent. Au-dessus de l’Atlantique, c’était pas les restes de Beryl par exemple. Je ne peux pas dire que ça me fait triper, mais en principe, il ne peut rien arriver… J’ai quand même regardé un film plutôt touchant (Une vie – la vie de Nicholas Winton qui a sauvé 669 enfants tchèques après l’invasion de la région des Sudètes en 1938 par Hitler, un genre de Oskar Schindler britannique) et j’ai même réussi à dormir un peu, peut-être deux heures…

Je suis arrivée à Paris, comme prévu. Juste un peu plus tard que prévu. J’ai pris possession de mon char de location, j’ai entré l’adresse de mon appartement de Caen dans le GPS de ma Renault Clio 5 et je suis partie.

Tant que je n’étais pas sortie des environs de Paris, je ne voulais pas m’arrêter pour diner. On aurait dit que Paris, c’est pas les vacances. Faque une fois sur l’autoroute A14, je me suis arrêtée dans un rest area où il y avait un McDo… et un comptoir de bouffe française. Alors, mon premier repas fut tout français.

Une baguette rosette de Lyon-beurre-cornichon, une Orangina, un latté et un chocolat Suchard. Tellement français!
Après, ben, cap sur la Normandie par l’autoroute.


Étonnant, quand même, de voir Bordeaux annoncé...

Je ne reconnais rien jusqu’au pont de Normandie… pour lequel j'ai fait un détour et un retour sur mes pas! J'ai donc payé deux fois la traversée!





Après, j’ai croisé des noms connus : Pont-Audemer, Lisieux, Cambremer, Touttte-en-Auge… Un moment donné, je me suis tannée de l’autoroute et j’ai enligné des villages tous plus crottes (et croches!) les uns que les autres. J’aime ça, la Normandie. Alors, au hasard de ce que j’ai vu, à travers la vitre.




J’ai même fait un tidétour pour aller voir le bien-nommé aéroport Deauville-Normandie. Oh que l’aérogare a besoin d’amour! Ça tombe bien, on en construit un tout neuf à côté!


Et, après un stop à l’épicerie pour acheter de quoi souper et déjeuner pour 4 matins, je trouve mon appartement. C’est chouette. C’est aussi weird que la porte soit en face du lit. Je me demande encore comment je vais faire pour ne pas fermer le rideau au complet pour avoir un peu de lumière demain… mais je n’aurai pas d’air (je ne suis toujours ben pas pour dormir la porte ouverte, ça donne sur le passage commun à tous mes voisins!). La disposition de l’appartement est correcte, mais il manque (encore et toujours) une table pour déposer la valise au lieu de la mettre par terre, la table de travail est trop petite et les chaises sont trop basses – et il y a trop de décoration qu’il faut mettre par terre, dans un coin, si je ne veux pas m’enfarger dedans… Heureusement, l’appartement est international!






J’ai défait une partie de ma valise parce que tout était mouillé. J’ai des bobettes qui sèchent, étendues un peu partout dans l’apparte. M’est d’avis que les valises ont reçu un peu de Beryl sur la tête en attendant d’entrer dans la soute de l’avion.

Le plat acheté pour souper était infect, mais c’est pas grave. Je suis en Normandie, je suis en France, je suis en vacances. Faque toutttte va ben.

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Parce que c’est un genre de tradition, v’la le déroulement de cette longue journée de voyagement… 5h40, heure de Strasbourg Je me lève...