vendredi 19 juillet 2024

Une autre sortie extraterritoriale

La journée a commencé par une brassée de lavage… dans un stationnement de supermarché. Comme après 40 minutes de chessage, ce n’était pas fini, j’ai étendu ça dans mon char et je suis partie pour de l’autre côté du Rhin.



Parce que c’était le plan de cet après-midi salement chaud. Un genre de 35 degrés allemands. Remarquez que les degrés français, ça serait pareil. 

Pour s'épargner de la chaleur, les chars des frontières sont recouverts de papier d'aluminium!

Faque de l’autre côté du Rhin, Fribourg-en-Brisgau. Eh que j’aurais pas mis ça sur une carte, moi. Mais là, je sais. Et ça valait la peine. Pour les groupies, j’ajouterai que le chanteur Corneille est né à Fribourg-en-Brisgau.

Même s'il n'y a plus vraiment de frontière, on sait qu'on vient d'arriver en Allemagne: même le GPS de mon char me l'a dit: «Vous venez de franchir une frontière.» Ouan, pis? Remarquez que quand je suis revenue en France, il y avait des douaniers et un gars de l'armée avec une mitraillette pour nous accueillir. J'imagine qu'avec les JO qui s'en viennent, ils ne niaisent pas avec la sécurité, les Français.

La ville est construite sur un cours d’eau, la Dreisam, et ça fait qu’il y a, tout partout le long des pas-de-trottoirs, des petits ruisseaux pas creux et avec pas pire de courant. Ça a l’air que ça fait plus de 15 kilomètres, au total. Je suis médusée. Aujourd’hui, parce qu’il faisait chaud, les enfants (et les ceuzes qui ont gardé leur cœur d’enfant) se mettent les pieds dedans. Et comme les ruisseaux sont comme, mettons, au tiers de la rue, ben il y a des bébés ponts pour aller dans les commerces de l’autre côté. Remarquez qu’il ne suffit que d’enjamber le ruisseau… mais pour les livraisons, les poussettes et les chaises roulantes, le petit pont est nécessaire (j'exagère: c'est yinque une plaque). Certains commerces utilisent même le ruisseau pour rendre ça quioute.

Voyez le ti-ruisseau, à droite




Parce que c’est une ville qui se respecte, Fribourg-en-Brisgau a un réseau de tramway qui va assez loin, à partir de la gare centrale (ça organise pas mal les photos, les fils qui passent partout). Faut dire, aussi, que la ville est connue pour être particulièrement verte: sa vieille partie est totalement interdite aux voitures depuis longtemps (en fait, presque depuis sa reconstruction) et il y a des vélos partout!

La ville est l’entrée (ou la sortie, c’est selon) de la Forêt noire. Pis tout à coup, j’ai eu une envie de manger ce gâteau… Mais comme les pâtisseries que je croisais vendait le gâteau entier, j’en aurais eu pour un mois! Faque je me suis retenue… Mais l’envie n’est pas passée. J’avais une vieille recette du temps que j’étais chez les scouts. Faudrait que je retrouve ça.

Une maison à l'intérieur d'une cour



La tour
Le théâtre de la ville
La ligne noire indique les pourtours de l'ancienne synagogue, évidemment détruite...

La cathédrale Notre-Dame trône au milieu de la vieille ville. Par miracle, elle n’a pas été touchée lors des bombardements de la fin de la Seconde Guerre alors qu’une bonne partie de la vieille ville a été détruite. La cathédrale, c’est juste beau, les vitraux surtout. Et encore plus quand l’organiste pratique son organe en plein après-midi. J’ai pensé à mon ami Guy (un organiste) et mon amie Patricia (une organiste) en entendant ce son, si fort, si puissant. Ça joue fort, un organe d’église.

La ville est aussi un centre universitaire important, fondé au XVe siècle, quand même. J’ai marché à travers différents pavillons en me disant que rien ne ressemble plus à un étudiant qu’un autre étudiant. Il y avait des cours d’été, parce qu’il y avait des étudiants et des vélos. Et, parce qu’on était à la fin de la journée, que ma batterie de caméra était morte et que je prenais des photos avec mon téléphone (j’aguis ça), mon téléphone m’a tout à coup dit que j’étais branchée sur le wifi de l’université par le biais du réseau Eduroam. Ça m’a fait bien sourire. C’est que c’est un réseau pensé et organisé par un immense consortium d’établissements d’enseignement supérieur. Le fait que je sois chargée de cours à l’UQAM et à l’UdeM me donne droit à ce wifi international. Je trouve ça franchement intéressant…  Au-delà de ce wifi gratisse qui me servait à rien, j’ai bien aimé les vieux bâtiments de l’université. C’est cool, une université. 





Si l'université a des airs anciens, on ne peut pas en dire autant de la bibliothèque universitaire!

Faque j’ai marché dans ce qui est souvent considéré comme la ville la plus chaude d’Allemagne. En tout cas, en ce 19 juillet, faisait chaud. Ça pourrait peut-être expliquer que j’ai flanché et que je me suis acheté… des sandales. Pareilles comme celles que j’ai dans les pieds. Des Sketchers. Juste au cas où celles que j’ai là ne toffent pas la ronne. Essayez pas de comprendre.

2 commentaires:

  1. Au lieu de sandales, t'as pas pensé de t'acheter de la crème glacée ? Ici à la Sarre, demain on annonce un beau 21 degrés. Merci d'avoir pensé à moi en écoutant l'organiste. Pour ça je t'envie.

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  2. Pour le ruisseau, ca a plus l’air dune rigole, j’aurais peur d’y mettre les pieds ne sachant pas ce que les gens déversent dedans. Nicole G

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D'heure en heure

Parce que c’est un genre de tradition, v’la le déroulement de cette longue journée de voyagement… 5h40, heure de Strasbourg Je me lève...