Ça fait partie de ma tourist pass: je peux aller visiter la Cité du train pour moins cher. Go. Même à plein prix, j’y serais allée pareil.
Trois grosses heures de bonheur sur rail.
Dès l’entrée, dans une ambiance feutrée, les plus belles machines, même si je ne connais pas ça pantoute. Mais je suppose que Stéphan aurait juste tellement de fonne à regarder les locos d’un autre temps. Parce que ça roulait. À vapeur, au charbon et, éventuellement, à l'électricité.| Les riches ont droit à de l'argenterie quand ils mangent dans les trains! |
Après, l’histoire des trains en France. Bon, repartez-moi pas: on fait dur en viarge au Canada (et aux Zétats) dans l’utilisation des trains pour déplacer le monde. En France, jusqu’au milieu des années 30, c’était six compagnies qui se partageaient le territoire. Puis, la France a décidé de nationaliser tout ça: la bien nommée Société nationale des chemins de fer français, la SNCF, est née. Depuis, ben, il faut que ça évolue, cette affaire-là. Faque des locos, des compartiments, l’évolution des voies et des gares (le développement des gares en montagnes, dans les Alpes, par exemple).
| Qui dit Alpes dit neige. Et qui dit neige dit souffleuse. |
| Le wagon présidentiel (qui transportait aussi une auto blindée) |
| Je les trouve beaux, les wagons en bois. Mais définitivement d'un autre temps. |
Les premiers TGV sont apparus dès la fin des années 1970. Ça fait plus de 50 ans que le peuple roule à plus de 250 km/h (le record est de 574,8 km/h) entre les villes. Je peux pas croire qu’on peut pas faire ça entre Toronto, Montréal et Québec. Bon, ça y est, je suis (encore) pompée.
| Une réplique de l'Eurostar qui va, entre autres, sous la Manche! |
Le train IRIS 320 roule plus de 1500 km par jour… sans passager. C’est que c’est un train qui surveille l’état des voies. Fascinant. Il roule et sous ses différents wagons, il y a toutes sortes de capteurs qui mesurent l’état des rails et de toute le kit qui permet aux trains de rouler en sécurité. Dans le train, des employés prennent en note les observations faites par les lasers et autres yeux placés sous le train. Des informaticiens, des ingénieurs… J’ai eu une petite pensée pour mes étudiants en technologie du génie physique. Messemble qu’il y aurait quelque chose à faire ici, avec leur diplôme. C’est des spécialistes de la mesure, ces étudiants-là.
Pis, évidemment, j’ai fait une folle de moi. Oh, si peu. J’ai vu passer un petit train pour les enfants qui fait le tour de la partie historique de l’exposition. Quoi? Il y a des adultes avec les enfants? Ben quin!
Pis dehors? Même affaire. Un petit train destiné aux enfants… C’est que j’ai un cœur d’enfant, moi, monsieur.
Moment très drôle pendant la ballade : la petite locomotive qui nous traine a accroché une roche et a déraillé. Drette là. Faque le conducteur s’est levé, a pris la loco dans ses mains et l’a replacé sur les rails. Comme ça. En disant à un monsieur âgé (qu’il connaissait) qu’il réparait ça pas mal plus vite que la SNCF.
Oh le bel après-midi passé à regarder des trains. Des
locomotives, oui, mais aussi des wagons. Vous avez envie de lire une histoire liée aux trains? Lisez La Bête humaine, d'Émile Zola.
En sortant de la Cité du train, j’avais envie d’une promenade en train. Mais je me suis plutôt rabattue sur mon char. Pas loin d’où j’étais (un peu en dehors de Mulhouse), un petit village dans les montagnes – les Vosges – au bout d’une route en lacet: Murbach. Je ne sais plus pourquoi j’ai mis de la couleur sur le nom, sur ma carte, mais c’est là que je m’en vais.
Me rendre à Murbach a été très agréable. Jolie route dans les montagnes. Route qui croise, évidemment. En arrivant dans le village, c’est une abbatiale qu’il faut visiter. Ce que je fais.
Après, ben, je me suis ramassée dans un cul-de-sac, en pleine montagne! Je regardais sur ma carte (parce que zéro réseau pour demander à Gougueulemappe de me ramener dans la civilisation) et j’ai mêlé deux noms de village : un était dans la montagne, l’autre dans la civilisation. Faque je me suis ramassée au mauvais endroit. L’intérêt d’un cul-de-sac, c’est que j’ai pas le choix de virer de bord. Facile. Et là, j’ai essayé de me rappeler avec plus d’acuité du nom du village où je devais aller… Et je suis rentrée chez moi par l’arrière-pays. Mauzusse que j’aime ça.
| Les différentes municipalités ont mis des tours Eiffel dans le milieu des ronds-points pour souligner les Jeux olympiques qui commencent vendredi. |
Faque ça a été ça, ma journée d’anniversaire. Évidemment, parce que c’est lundi, les restos sont fermés. Je me reprendrai un autre jour, en me faisant accrére que c’est encore ma fête.
Je retiens l'idée pour la Cité des trains à Mulhouse. Moi aussi j'aime les trains. J'aimerais bien que Via Rail réduise ses prix pour aller à Montréal, je laisserais l'auto à la maison.
RépondreSupprimerPour le train des enfants,etais tu assise dessus comme le monsieur qu’on voit?
RépondreSupprimerEt pour les ‘’sensors’’ sous les trains, pourquoi n’avons nous pas ca ici?c’est trop genial?
Nicole G