Évidemment, je me suis couchée tôt hier soir, dans mon état de sévènoppe flatte. Mais je n’ai pas si bien dormi… Autre lit, autres mœurs, que je me disais.
Évidemment, je me suis levée un peu plus tard que prévu, surtout que j’écoutais Jean-Philippe Pleau à la radio: il jasait avec Hélène David de l’importance de la connaissance dans nos vies. C’était tellement intéressant que je fouairais dans mon lit, en attendant d’avoir le courage de me lever. Ce que j’ai quand même fini par faire!
Évidemment, je n’ai pas pris le temps de me faire un café. Alors, je suis arrêtée au bar à côté de chez moi. Café bien meilleur que ce que j’aurais fait chez moi.
Évidemment, partir en retard veut dire arriver en retard! J’ai rendez-vous à midi avec David, mon ancien étudiant (vous me suivez?) pour aller visiter le Centre Juno Beach, là où il est guide depuis janvier. C’est le musée où on raconte le débarquement des Canadiens lors du Débarquement du 6 juin 1944. C’est tripant qu’il puisse y passer quelques mois (un engagement d’à peu près 7 mois), lui qui est étudiant en histoire à l’université de Sherbrooke.
Évidemment, j’ai eu droit à des explications personnelles… malgré le fait que c’était son jour de congé! Je l’ai trouvé tellement fin de venir au Centre juste pour moi. Les autres guides avaient l’air de trouver ça weird que son ancien prof de cégep débarque…
Évidemment, la visite est toujours troublante. Je perds un
peu mes moyens quand je vois des jeunes (parce qu’ils étaient sacrément jeunes…)
soldats se faire tirer dessus, sans ménagement. Ils ont débarqué dans l’eau,
sur les plages, ils ont escaladé des rochers (pas à Juno, mais ailleurs). Au
total, 156 000 hommes ont débarqué et plus de 10 000 ont été tués
dans la seule journée du Débarquement. Par la suite, des combats ont fait rage
pendant plusieurs semaines en Normandie. Les villes autour ont été salement
détruites : Falaise à 80%, Caen à 70%, Lisieux à 75%, St-Lô à 95% et avec
ça, ajoutez les dizaines de milliers de morts et de blessés civils. Misère.
Évidemment, on est allé marcher sur la plage du Débarquement. Étrange, quand même, de voir des gens se baigner dans la Manche. C’est la mer, vous me direz. Pas tout à fait, c'est la Manche. Peut-on se baigner dans une eau qui a servi de tombes à de si nombreux soldats? J’imagine que oui, quatre-vingts ans plus tard…
Évidemment, David a passé l’après-midi à me raconter le musée, le Débarquement, la Manche, les combats, les pertes civiles et militaires. C’était fascinant. J’avais visité ce musée avec Stéphanie en 2019, mais de me faire raconter tout ça juste à moi par David, c’était encore plus agréable. Merci, merci, merci, cher David. J’étais infiniment contente de le revoir et de mon petit détour normand…
Évidemment, rendus à 15h, on avait faim. Alors, on s’est cherché un spot pour manger.
Évidemment, tout était fermé pour manger. C’est connu: les Français ne mangent pas dans l’après-midi. Les restaurants sont ouverts de 11h30 à 14h et de 19h à 21h. Arrangez-vous pour vous nourrir pendant ces heures-là.
Alors on s’est ramassé là.
Évidemment.
.jpg)
.jpg)
Tu es chanceuse d'avoir ce merveilleux guide pour toi toute seule. Et lui de t'avoir eu comme professeur. Mes amis Catherine et Hugues de la Normandie lisent ton blogue. Ils seront sûrement émus en lisant ton article.
RépondreSupprimer