Oh misère que c’était loin, ce peu de langue que j’ai jadis un tantinet maitrisé.
C’est que j’ai eu une envie de Suisse et de train. Faque je suis venue sévir à Bâle. Malheureusement, c’est juste à 24 minutes de train de Mulhouse. C’est clair que j’ai pas fait assez de train pour me contenter. Où est-ce que je pourrais ben aller virer pour faire 3h de train?
J’avais fait un bébé saut à Bale le printemps dernier, sur ma route
entre Lille et l’Italie. J’étais arrêtée souper et coucher chez Jacques, mon
ami du primaire, qui y habite avec son chum depuis une bonne quinzaine
d’années. J’aurais bien voulu le revoir, mais il ne traine pas en ville quand
il fait chaud de même!
C’est fou comme la Chuisse ne ressemble pas à la France, même si c’est collé. En sortant de la gare, devant moi, ce n’était pas la France. Bon, les indications sont écrites en allemand, mais c’est pas yinque ça. L’architecture, la quantité de tramways en face de la gare (de quoi rendre l’ancien maire Labeaume complètement cinglé), la largeur des rues, la propreté, l’ambiance… quelque chose de tout chuisse.
| Vue sur la gare, au fond, entre deux quais de tramway |
Comme c’était encore une heure de marde pour diner (il était 13h45), j’ai pas pris de chance: j’ai mangé un currywurst dans un des boui-boui de la gare. Aucune envie de McDo ou de Subway, mettons. La saucisse au porc était très bonne, mais la sauce dans laquelle elle était noyée était trop épicée à mon gout… Mais c’était on ne peut plus local.
Avec mon billet de train, j’avais le droit de prendre les transports publics (pour 4 euros de plus). Faque en face de la gare, là où il y a 5 quais de tram (oui, oui), j’ai regardé lequel je devais prendre pour aller au bout de la partie piétonne de la ville. Disons que ça aide 1) d’avoir déjà voyagé et 2) d’avoir le sens de l’orientation. Tour de tramway, donc, jusqu’à Marktplatz, que j’ai reconnu! Avec Jacques, on avait marché jusque-là, après notre rapide déjeuner dans un café. On avait même fait un petit tour de tramway! Je trouve vraiment ça drôle de réussir à me repérer dans une ville où je n’ai passé qu’un peu plus d’une heure! Me repérer? Ouais, peut-être pas tant, mais me reconnaitre, en tout cas…
C’est beau, Bâle. C’est aussi sur le bord du Rhin. Je me répète: je trouve ça le fonne quand une ville réussit à mettre en valeur le fait qu’elle soit située le long d’un cours d’eau, ce que Montréal ne réussit pas vraiment à faire, le port prenant plusieurs kilomètres de rive. Je trouve ça dommage.
| La cour intérieure de l'hôtel de ville |
| La cour intérieure de l'hôtel de ville |
| Ledit hôtel de ville |
Après une tite collation (j'étais assise à la terrasse pis en face, y'avait un violoncelliste qui quêtait... et qui jouait Hallelujah de Leonard Cohen - chus juste pu capable!), je me suis installée dans le parc derrière la cathédrale pour lire un peu. J’étais à l’ombre, je voyais passer des bateaux et des nageurs (plutôt des «flotteurs»!). Pis entre deux chapitres, encore, un sourire niais. On est le 18 juillet et je regarde le temps passer à Bâle, en Chuisse.
| la cathédrale de Bâle |
Quelques vues animées...
J’ai tout mis sur ma carte de crédit, en ayant aucune idée du taux de change du franc suisse…
Je les trouve intrépides ces gens flotteurs…Nicole G
RépondreSupprimer