C’est pas parce qu’y fait chaud que je vais rester chez nous, à l’air climatisé. Mais je vous jure, j’ai sué ma vie aujourd’hui. Je dois avoir bu 1,5 L d’eau et j’ai même pas pissé. Même pas en revenant chez nous.
Alors, en ce samedi, visite de Mulhouse, la deuxième ville d’importance en Alsace. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la ville est tout près de l’Allemagne et de la Suisse, mes deux derniers jours en témoignent. Ça parait dans l’histoire, dans l’architecture, dans l’accent des alsaciens (qui ont un bout d’allemand dans leur français), dans le patois de la place.
Malgré la chaleur, j’ai marché, au péril de ma vie, dans la vieille partie de la ville.
J'ai fait comme le peu de monde qu'il y avait dehors, en ce samedi après-midi, j'ai survécu en mangeant une crème glacée! Chocolat, vanille et café. La meilleure? Café. Mais rien qui accote Ernest de La Rochelle.
| Vous trouvez pas que j'ai l'air d'avoir chaud? |
Au milieu de la vieille ville, le temple Saint-Étienne. Je fus quand même surprise que ça ne soit pas une église catholique. Mais non. Un édifice protestant. Ben coudon. J’ai (encore) des trous dans mes connaissances religieuses. Ça s’appelle la place de la Réunion. Réunion de quoi? Je ne saurais dire.
| Le temple Saint-Étienne |
| La place de la Réunion |
| L'hôtel de ville, tout rose |
| Il y a souvent des ronds autour des voies du tramway. Un genre de signature. |
Y’a aussi des vélos en libre-service. Mais ne comptez pas sur moi pour vous en reparler.
Y’a aussi une navette gratisse (un petit bus d’une vingtaine de place), complètement électrique, qui fait le tour du vieux Mulhouse (là où il y a les magasins). Je trouve ça brillant, le bus gratissssse.
Je suis aussi allée faire un tour au marché. J’aime les marchés. Comme tous les marchés français (ou européens?), il y a une section de vêtements et autres cossins. Je suis toujours fascinée de la quantité d’arabes qui tiennent les kiosques et de ceux qui y achètent. Quelque chose de culturel, sans doute. Et je me dis que ces femmes qui portent les habits musulmans doivent mourir de chaleur avec robe longue et voile. Ou elles ont appris à ne plus sentir la chaleur. J’ai quand même du mal à croire ça, surtout quand elles portent tout le kit en noir.
La ville a changé de nationalité six fois: allemande, française, allemande, française, allemande, puis française depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comme beaucoup de villes en France (surtout en Normandie et en Alsace), la ville a été passablement détruite à la fin de la guerre. Pis, pour l’histoire, ça a l’air que la ville a été particulièrement touchée par la COVID… Ça a l’air que la pandémie a commencé ici.
Bon, la journée est finie. Je m’en vais (peut-être) pisser et me coucher.
Tu as du mérite d'avoir visité tout cela par cette chaleur. Ça valait la peine car tes photos sont magnifiques. Dans le Nord de l'Abitibi, il a fait 4 degrés cette nuit. Juste pour te narguer.
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